Ces derniers jours, l'éducation nationale connaitra des changements radicaux.
Désormais, le niveau qui a touché le fond rebondira pour s'en aller côtoyer les étoiles...
Tout cela est dû à cet ensemble de décisions d'une profondeur inouïe.
Tenez-vous bien !
Dorénavant, l'élève se reposera dix jours pour toute période de quarante jours de bons et loyaux services.
De plus, le système de la semaine bloquée sera aboli puisqu'il ferait perdre beaucoup de temps à l'élève qui n'est ni en vacances ni en train de gouter aux indescriptibles joies du savoir pendant toute cette période là.
Par ailleurs, il n'y aura plus d'examen du bac sport et l'on comptabilisera pour chaque élève la moyenne annuelle de l'éducation physique. (Ce que je ne conteste pas vu les dégâts provoqués chaque année par ce genre de défoulement pré-examen)
Enfin, la cerise sur le gâteau, les élèves n'écouteront plus l'hymne national dans la cour mais dans leurs classes respectives en scandant par la suite des slogans patriotiques...
Voilà !
C'est tout ce qui nous manquait pour pouvoir sauver un système éducatif à la dérive.
C'est tout bête, mais fallait y penser...
Il fallait simplement s'attaquer à la forme du problème et pas au fond...
Bravo tout le monde.
Ce n'étaient pas les programmes qu'il fallait modifier. Ni les profs qu'on devait remettre à niveau.
Mais notre système souffrait juste d'un léger "vice de forme"...
Demain tout ira mieux...
La masturbation intellectuelle bat son plein...
C'est seulement à se demander si le monde est vraiment sérieux...
lundi 6 septembre 2010
dimanche 5 septembre 2010
Issam Jomâa, le bouc émissaire idéal...
Tout d'abord, intéressons-nous à ce match rocambolesque qui a opposé la Tunisie à la modeste équipe du Malawi.
Dés que l'arbitre a donné le coup d'envoi, j'ai tout de suite senti que l'équipe en face pouvait très bien créer la surprise, d'une part vu la fébrilité et la lenteur exemplaire dans le replacement de notre défense (d'autant plus que nous jouions l'attaque placée. On attaquait en nombre. On laissait de ce fait des espaces pour l'adversaire) D'autre part, l'adversaire du jour base tout son jeu sur les contre-attaques et arrive à monter rapidement vers le camp de Kasraoui.
Cependant, c'était un match largement à notre portée si ce n'étaient les ratages incroyables qui se sont suivis tout au long des 90 minutes.
Revenons maintenant au cas Issam Jomâa.
C'est le deuxième meilleur buteur de notre équipe nationale de tous les temps et le premier encore en exercice.
Il lui est arrivé de sauver l'équipe par des buts inespérés à des moments cruciaux dans des déplacements difficiles. Pourtant, il n'a jamais bénéficié de la sympathie du public.
Je ne vais pas vous dire que ce joueur est exceptionnel.
Je ne vais pas vous dire qu'il est exempt de tout reproche.
Mais ce que je trouve inadmissible c'est qu'un joueur de l'équipe nationale soit pris à partie par le public (qui a en partie accédé au stade gratuitement d'ailleurs) qui l'a sifflé de bout en bout même après avoir réussi le doublé.
C'est révoltant. C'est désolant. C'est inacceptable.
Le meilleur élément d'une équipe à la dérive qui sert de bouc émissaire à un public qui s'ennuie et qui n'a de ce fait rien de mieux à faire que de démolir toute ébauche de beau jeu.
Je sais que Issam Jomâa est antipathique. Il a une gueule antipathique. Il ne sait pas s'exprimer sans placer un 'ma3net'ha" toutes les deux secondes. Il fait des déclarations dont il pourrait et il aurait du se passer. Il passe parfois à coté de ses matchs (le match du Cameroun à la dernière édition de la CAN, par exemple) et quand il est en méforme, on a tout juste envie de l'expédier sur Mars...
Mais le fait est là, ce joueur est le meilleur attaquant tunisien actuel et peut-être même des cinq dernières années.
Le pire dans toute cette histoire, c'est que cette masse qui siffle un joueur de sa propre équipe, originaire de son propre pays, héritier de sa propre culture et qu'ils sont, à la base, venus encourager, n'est en fait influencée que par les sketchs de Wassim Herissi Alias Seyes khouk qui a su au fil de ses blagues souvent drôles, convaincre le public que ce joueur est un moins que rien, le dépeignant dans le portrait du parfait antihéros...
C'est à dire que dans notre beau pays, Wassim Herissi, jeune humoriste de talent arrive avec une facilité déconcertante à faire d'un personnage ce qu'il veut parce que ses auditeurs, influençables qu'ils sont, n'ont pas assez de neurones pour faire la différence entre sketchs et vraie vie.
L'opinion publique tunisienne s'est récemment radicalisée, trouvant dans le réseau social facebook un espace inespéré pour exposer "librement" sa haine farouche, ses complexes, son ignorance et sa volonté de se mobiliser pour une cause... Peu importe s'il s'agit d'un faux problème, d'un bouc émissaire ou de faux ennemis... L'important c'est d'être tous d'accord, de siffler en chœur et que le peuple l'emporte enfin. Mais si la bataille est fictive, les victimes, quant à elles sont bien réelles...
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jeudi 2 septembre 2010
Ils viennent de finir de libérer l'Irak...
Sept ans et demi après l'invasion de l'Irak par l'armée américaine et ses alliés se basant sur de fausses allégations à propos d'armes de destruction massive qu'aurait caché Saddam Hussein pour nuire à l'humanité... La guerre n'est plus...
George W. Bush promettait au peuple irakien la "démocratie" dont il aura toujours rêvé. Au final, il lui permet la guerre civile qu'il aura toujours redouté.
Mais une guerre civile, ce n'est pas rien ! Il a fallu donc la payer au prix d'armes prohibées par toutes les conventions pendant l'invasion de l'Irak que ce soit pour la première ou la seconde édition.
Ce que le père des Bush(er) aura entamé, le fils l'aura achevé. Il n'en reste pas moins que le saint esprit agonise à l'heure actuelle.
Au départ, les fins crapuleuses de cette guerre n'ont pas manqué à tous les hommes libres de ce monde, mais même les hommes libres courbent la tête devant la force dissuasive d'une superpuissance.
Les states placent des présidents un peu partout, en destituent d'autres, financent des coups d'état suivant leurs intérêts et provoquent des guerres pour doper leur industrie d'armement.
Ils se moquent de la fillette qui allait tranquillement à l'école sous l'ère Saddam et qui a perdu tous les membres de sa famille et quelques membres de son corps sous le bombardement "salvateur" de la US Army.
Saddam Hussein est aussi un criminel de guerre, il ne faut pas se leurrer. Au même titre, d'ailleurs, que Milosevic, que la famille Bush et que plein d'autres bêtes sanguinaires...
Je ne peux pas m'empêcher de penser que les kurdes et les chiites d'Irak qui ont assez pâti des frasques de leur leader, avaient cru un tant soit peu à la "mission civilisatrice" des USA au cours de cette guerre, même si la civilisation irakienne est dix fois plus importante que celle des states... Ou du moins les avaient-ils accueillis à bras ouverts parce que l'ennemi de mon ennemi est mon ami,
Aujourd'hui l'armée américaine rebrousse chemin quittant le bourbier dans lequel elle s'était faite piéger...
"Le deuxième Vietnam", ils l'ont dans la poche... La guerre ils l'ont déjà gagnée en dépit des apparences...
Le pétrole est désormais sous leur emprise. Ils ont un allié de poids dans la région. Ils ont corrigé un leader qui leur tenait tête et donné par la même occasion une leçon à tous les dictateurs qui auraient la mauvaise idée de faire pareil.
Quant à leurs morts c'est rien comparé aux milliards de dollars qu'ils auront amassé en écoulant leurs armes et en détournant le pétrole et qu'il continueront à empiler en reconstruisant un semblant de pays à partir des vestiges de leur passage meurtrier.
Mais que laissent-ils finalement aux irakiens ?
Sept ans et demi de dévastation, d'affrontements, de chaos, d'insécurité ont eu raison de ce pays qui, rappelons le, il y a une vingtaine d'années et plus, ravitaillaient généreusement le peuple tunisien (entre autres) de vivres et de livres...
Quoique l'on puisse dire de l'Irak de Saddam, c'était, en tout cas, un pays uni autour de son dictateur non par un rêve ou une utopie mais par l'insoutenable crainte des représailles des hommes de main du parti du baath.
Ce n'est pas une vie, me diriez-vous... Mais dans cette mosaïque ethnique comment pouvez-vous prétendre tenir en haleine ce pays autrement ?
C'est triste, mais c'est comme cela. Il y a des régions qui sont faites pour la dictature, elles ne s'épanouissent que dans les poings fermés d'un homme intransigeant. Il ne faut qu'observer l'histoire contemporaine de l'Irak pour s'en rendre compte, faite de coups d'état incessants et de prises de pouvoir sanglantes.
Aujourd'hui, comment oublier Abu Ghraib et son affreux scandale ? Comment passer outre l'humiliation des arabes en exécutant Saddam le jour de l'aïd el kebir ? Comment oublier les scènes de vol du grand musée de Baghdad sous les regards bienveillants des soldats américains ? Comment oublier que Bush W. a pissé sur l'ONU et la France (son droit de véto compris) et toute la communauté internationale? W. qui a plus que jamais ravivé le sentiment d'injustice de par le monde, W. qui a fait des centaines de milliers de victimes au cours des différentes guerres qu'il a amorcé ? Comment oublier que l'immense histoire d'un pays comme l'Irak, pays du Tigre et de l'Euphrate et Pays de Hamourabi, a été piétinée par des rangers boueux portés par les soldats ricains...
Telle une jeune fille qui se fait violer par un étranger dans une impasse au vu et au su de toute la planète et qui se fait aussitôt lyncher par ses proches pour le déshonneur causé à la famille, l'Irak, se lèvera, redressera ses habits, séchera ses larmes, apprendra à pardonner d'abord à ses proches, ce peuple exemplaire mais bien trop occupé à faire sa guerre civile...
Tout le monde omettra les effroyables cris de désespoir de cette jeune fille qui n'était pas heureuse, mais qui n'aurait jamais osé songer au suicide auparavant. Cependant, l'histoire n'oubliera jamais qu'elle a été la triste victime d'un viol qui restera impuni par indifférence ou par impuissance de tous les spectateurs d'une scène à vous glacer le sang.
Pis encore, demain les agresseurs seront accueillis en grandes pompes chez eux, tels des héros de guerre...
Pour finir, il faut dire que les USA, implantés comme il se doit dans ce pays, ne le quitteront plus jamais maintenant.
L'envahisseur est (presque) parti, certes... Mais, ils nous lègue un pays désert, une déferlante de violence et tout de même, faut-il se l'avouer, la liberté... d'enterrer nos morts ou de les faire incinérer...
George W. Bush promettait au peuple irakien la "démocratie" dont il aura toujours rêvé. Au final, il lui permet la guerre civile qu'il aura toujours redouté.
Mais une guerre civile, ce n'est pas rien ! Il a fallu donc la payer au prix d'armes prohibées par toutes les conventions pendant l'invasion de l'Irak que ce soit pour la première ou la seconde édition.
Ce que le père des Bush(er) aura entamé, le fils l'aura achevé. Il n'en reste pas moins que le saint esprit agonise à l'heure actuelle.
Au départ, les fins crapuleuses de cette guerre n'ont pas manqué à tous les hommes libres de ce monde, mais même les hommes libres courbent la tête devant la force dissuasive d'une superpuissance.
Les states placent des présidents un peu partout, en destituent d'autres, financent des coups d'état suivant leurs intérêts et provoquent des guerres pour doper leur industrie d'armement.
Ils se moquent de la fillette qui allait tranquillement à l'école sous l'ère Saddam et qui a perdu tous les membres de sa famille et quelques membres de son corps sous le bombardement "salvateur" de la US Army.
Saddam Hussein est aussi un criminel de guerre, il ne faut pas se leurrer. Au même titre, d'ailleurs, que Milosevic, que la famille Bush et que plein d'autres bêtes sanguinaires...
Je ne peux pas m'empêcher de penser que les kurdes et les chiites d'Irak qui ont assez pâti des frasques de leur leader, avaient cru un tant soit peu à la "mission civilisatrice" des USA au cours de cette guerre, même si la civilisation irakienne est dix fois plus importante que celle des states... Ou du moins les avaient-ils accueillis à bras ouverts parce que l'ennemi de mon ennemi est mon ami,
Aujourd'hui l'armée américaine rebrousse chemin quittant le bourbier dans lequel elle s'était faite piéger...
"Le deuxième Vietnam", ils l'ont dans la poche... La guerre ils l'ont déjà gagnée en dépit des apparences...
Le pétrole est désormais sous leur emprise. Ils ont un allié de poids dans la région. Ils ont corrigé un leader qui leur tenait tête et donné par la même occasion une leçon à tous les dictateurs qui auraient la mauvaise idée de faire pareil.
Quant à leurs morts c'est rien comparé aux milliards de dollars qu'ils auront amassé en écoulant leurs armes et en détournant le pétrole et qu'il continueront à empiler en reconstruisant un semblant de pays à partir des vestiges de leur passage meurtrier.
Mais que laissent-ils finalement aux irakiens ?
Sept ans et demi de dévastation, d'affrontements, de chaos, d'insécurité ont eu raison de ce pays qui, rappelons le, il y a une vingtaine d'années et plus, ravitaillaient généreusement le peuple tunisien (entre autres) de vivres et de livres...
Quoique l'on puisse dire de l'Irak de Saddam, c'était, en tout cas, un pays uni autour de son dictateur non par un rêve ou une utopie mais par l'insoutenable crainte des représailles des hommes de main du parti du baath.
Ce n'est pas une vie, me diriez-vous... Mais dans cette mosaïque ethnique comment pouvez-vous prétendre tenir en haleine ce pays autrement ?
C'est triste, mais c'est comme cela. Il y a des régions qui sont faites pour la dictature, elles ne s'épanouissent que dans les poings fermés d'un homme intransigeant. Il ne faut qu'observer l'histoire contemporaine de l'Irak pour s'en rendre compte, faite de coups d'état incessants et de prises de pouvoir sanglantes.
Aujourd'hui, comment oublier Abu Ghraib et son affreux scandale ? Comment passer outre l'humiliation des arabes en exécutant Saddam le jour de l'aïd el kebir ? Comment oublier les scènes de vol du grand musée de Baghdad sous les regards bienveillants des soldats américains ? Comment oublier que Bush W. a pissé sur l'ONU et la France (son droit de véto compris) et toute la communauté internationale? W. qui a plus que jamais ravivé le sentiment d'injustice de par le monde, W. qui a fait des centaines de milliers de victimes au cours des différentes guerres qu'il a amorcé ? Comment oublier que l'immense histoire d'un pays comme l'Irak, pays du Tigre et de l'Euphrate et Pays de Hamourabi, a été piétinée par des rangers boueux portés par les soldats ricains...
Telle une jeune fille qui se fait violer par un étranger dans une impasse au vu et au su de toute la planète et qui se fait aussitôt lyncher par ses proches pour le déshonneur causé à la famille, l'Irak, se lèvera, redressera ses habits, séchera ses larmes, apprendra à pardonner d'abord à ses proches, ce peuple exemplaire mais bien trop occupé à faire sa guerre civile...
Tout le monde omettra les effroyables cris de désespoir de cette jeune fille qui n'était pas heureuse, mais qui n'aurait jamais osé songer au suicide auparavant. Cependant, l'histoire n'oubliera jamais qu'elle a été la triste victime d'un viol qui restera impuni par indifférence ou par impuissance de tous les spectateurs d'une scène à vous glacer le sang.
Pis encore, demain les agresseurs seront accueillis en grandes pompes chez eux, tels des héros de guerre...
Pour finir, il faut dire que les USA, implantés comme il se doit dans ce pays, ne le quitteront plus jamais maintenant.
L'envahisseur est (presque) parti, certes... Mais, ils nous lègue un pays désert, une déferlante de violence et tout de même, faut-il se l'avouer, la liberté... d'enterrer nos morts ou de les faire incinérer...
dimanche 29 août 2010
Les oiseaux sont partis...
Dans un moment de lucidité, je me rends enfin compte de l'éphémrité de notre existence.
Je descends en bas de chez moi en plein ramadan estival, un dimanche à sept heures du mat'.
Tout le monde semble dormir, à l'heure qu'il est. Même les oiseaux en cage, en bas dans le garage.
Je prends la voiture, la démarre et roule prudemment. Esquivant je ne sais comment les voitures qui volent dans le sens inverse et qui ne sont en fait que le pur fruit de mon hallucination...
Parce qu'à l'heure actuelle même les oiseaux en cage, en bas dans le garage dorment et ne volent pas...
Je prends la direction de la montagne et l'escalade patiemment omettant le voyant oranger qui clignote dans mon esprit pour m'avertir d'une soif insoutenable que je ne saurais étancher d'ici le coucher du soleil. Mais cela n'a pas d'importance...
Parce qu'à l'heure actuelle même les oiseaux en cage, en bas dans le garage rêvent de vivre d'amour et d'eau fraiche en dormant.
Du haut de ma colline, je vois des convictions qui partent en fumée pour une poignée de dinars.
Je vois des gens qui sont asservis par les dogmes et n'arrivent même pas à défendre une thèse, à argumenter, à débattre et à admettre que la divergence d'opinions n'est pas de l'ordre la grande criminalité.Je vois des escrocs qui portent des djellabas, des habits ecclésiastique ou une kippa sur la tête.
Ils sévissent au nom de Dieu, bénissent ou maudissent suivant où se trouvent leurs intérêts.
Je vois des gens s'entretuer chacun pour sa vérité croyant à tort qu'il n'y en a qu'une seule. Plantant des lames aiguisés dans les coeurs de ceux dont ils jugent la vie imméritée.
Je vois des gens qui s'aiment crachant impunément sur les théories de la physique quantique, préférant l'alchimie et mettant en oeuvre les principes de la chimie organique.
Je vois des costumés cravatés qui pillent le peuple tout en étant adulés. Des infortunés qui volent de quoi subsister et qui sont jugés comme des criminels de guerre.
Pendant ce temps là, deux oiseaux dans une cage, en bas dans le garage sont surement en train de se lancer des regards profonds, authentiques, bienveillants résumant en quelques instants le bonheur et toute l'existence.
Je sortis, d'un coup de mes élucubrations matinales et revins chez moi.
A peine rentré, je fis un terrible constat.
En bas dans le garage, les deux oiseaux, seuls êtres au monde qui savent apprécier la vie à sa juste valeur, ne dormaient pas.
Il étaient déjà partis... Etendus, silencieux, inanimés et incapables de poursuivre l'aventure sur une terre où l'on sème le sang en faisant mine de s'aimer.
mercredi 25 août 2010
يا غنايات "طَماطِم البُستان" و "ماكسويل هاوس" براس أمّكم أُخرجوا من مُخِّي
Après que j'aie repris contact avec la vie active et après avoir aligné des nuits blanches d'affilée qui font qu'aujourd'hui et à voir la tête que je fais, on se dit que mon visage n'a pas fait l'école des mines... C'est même flagrant...
D'ailleurs, on ne me "cerne" plus.
Un peu plus sérieusement, ces derniers jours, j'entends des voix.
Ces voix ne m'ordonnent pas de tuer quelqu'un et ne commandent nullement ma pensée mais envahissent et assiègent mon mental d'une manière très encombrante.
Il s'agit des chansons des spots "Tamatem el Boustène" et de "Maxwell House".
Pourtant je ne regarde presque pas la télé et encore moins la pub.
Aujourd'hui, j'ai été troublé par le fait que je n'étais pas le seul à être "possédé" par ces chansons...
Chaque personne à qui j'en ai parlé, m'a révélé être dans le même cas de figure...
Cela me rappelle les histoires des messages subliminaux: Au ciné, il y a 24 images par seconde, insérer des images supplémentaires pourra être perçu à un niveau en dessous du niveau de conscience ce qui engendre un besoin inconscient et impérieux de l'objet incorporé dans ces dites images.
Tout de même, ce n'est toujours pas prouvé scientifiquement. Cela relève encore plus du domaine du mythe que d'autre chose...
Ramadan, le mois de la tolérance et de la piété, est aussi celui du matraquage publicitaire par excellence.
J'en suis la preuve vivante, je ne bois pas de café, jamais eu recours à des tomates en conserves ni ailleurs et je ne regarde presque jamais la télé.
Et pourtant, je fredonne à longueur de journée, "Tamatem el boustène" et "kollna farhanine Maxwell House..."
Dommage que Ramadan avec son ambiance unique nous soit pourri par ses publicitaires avides de ces billets que nous avons de plus en plus de mal à garder dans nos portefeuilles...
D'ailleurs, on ne me "cerne" plus.
Un peu plus sérieusement, ces derniers jours, j'entends des voix.
Ces voix ne m'ordonnent pas de tuer quelqu'un et ne commandent nullement ma pensée mais envahissent et assiègent mon mental d'une manière très encombrante.
Il s'agit des chansons des spots "Tamatem el Boustène" et de "Maxwell House".
Pourtant je ne regarde presque pas la télé et encore moins la pub.
Aujourd'hui, j'ai été troublé par le fait que je n'étais pas le seul à être "possédé" par ces chansons...
Chaque personne à qui j'en ai parlé, m'a révélé être dans le même cas de figure...
Cela me rappelle les histoires des messages subliminaux: Au ciné, il y a 24 images par seconde, insérer des images supplémentaires pourra être perçu à un niveau en dessous du niveau de conscience ce qui engendre un besoin inconscient et impérieux de l'objet incorporé dans ces dites images.
Tout de même, ce n'est toujours pas prouvé scientifiquement. Cela relève encore plus du domaine du mythe que d'autre chose...
Ramadan, le mois de la tolérance et de la piété, est aussi celui du matraquage publicitaire par excellence.
J'en suis la preuve vivante, je ne bois pas de café, jamais eu recours à des tomates en conserves ni ailleurs et je ne regarde presque jamais la télé.
Et pourtant, je fredonne à longueur de journée, "Tamatem el boustène" et "kollna farhanine Maxwell House..."
Dommage que Ramadan avec son ambiance unique nous soit pourri par ses publicitaires avides de ces billets que nous avons de plus en plus de mal à garder dans nos portefeuilles...
lundi 23 août 2010
Fares Belhassen a-t-il le droit d'incarner Tarek dans Casting?
Le mois de ramadan de cette année est arrivé avec son lot d'imprévus.
En effet, grande fut ma surprise quand je me suis rendu compte que l'acteur principal du feuilleton produit par Cactus prod' et réalisé par Sami Fehri, n'est autre que Fares Belhassen.
Les médecins en Tunisie et dans le monde entier sont soumis à un ensemble de règles au sein d'une confrérie qu'on appelle communément: L'ordre des médecins.
Reste à vérifier que "l'activité" qu'a exercé Fares en parallèle avec son activité médicale est "incompatible avec la dignité professionnelle".
En sachant que le personnage de Tarek incarné par notre chirurgien a réussi jusqu'à ce 13ème épisode à avoir des rapports extraconjugaux avec une mineure de 17 ans, que sa femme l'a d'abord quitté quand il lui a tout avoué, qu'il a essayé d'étrangler la jeune fille quand elle a voulu lui rendre visite et qu'enfin, il a été écroué quand cette dernière, la fameuse Kenza, a porté plainte contre lui auprès du procureur de la république.
Je crois savoir que question "dignité professionnelle", on peut mieux faire qu'un repris de justice qui trompe sa femme avec une mineure avant d'essayer de l'étrangler.
Pourtant jusqu'à ce jour, aucune réaction officielle.
Tout le monde trouve cela plutôt normal, sinon valorisant qu'un médecin se prenne pour un acteur...
Pour finir, je me permets de donner mon avis sur le jeu d'acteur de Fares: Un piètre acteur est né, aucun naturel, aucune présence et aucun talent... Mais cela reste un avis personnel et peut-être subjectif.
Cependant, je trouve aberrant, vu le nombre très réduit de productions télévisuelles annuelles en Tunisie, de faire appel à des amateurs qui ne maitrisent aucunement l'art de Al Pacino, Robert De Niro, Marlon Brando, Fethi Haddoui et cie (oui j'ai fait exprès de mettre Fethi sur le même piédestal que ces dinosaures parce que cet acteur crève l'écran dans chaque passage)
En effet, grande fut ma surprise quand je me suis rendu compte que l'acteur principal du feuilleton produit par Cactus prod' et réalisé par Sami Fehri, n'est autre que Fares Belhassen.
Fares Belhassen, pour ceux qui auraient raté ce feuilleton, incarne Tarek, le personnage principal.
Jusque là tout va bien, me diriez-vous. Oui, mais voilà que les choses se corsent: Fares Belhassen, chers lecteurs, est un résident de chirurgie.
Les médecins en Tunisie et dans le monde entier sont soumis à un ensemble de règles au sein d'une confrérie qu'on appelle communément: L'ordre des médecins.
Ces règles sont rassemblés dans un code à savoir le code de déontologie.
Tout médecin qui viole l'une de ses règles encoure des punitions.
Le hic dans l'histoire, c'est que l'article 15 du code de déontologie tunisien stipule que
Il est interdit à un médecin d'exercer en même temps que la médecine, une autre activité incompatible avec la dignité professionnelle.Voici la source pour que vous puissiez vérifier.
Reste à vérifier que "l'activité" qu'a exercé Fares en parallèle avec son activité médicale est "incompatible avec la dignité professionnelle".
En sachant que le personnage de Tarek incarné par notre chirurgien a réussi jusqu'à ce 13ème épisode à avoir des rapports extraconjugaux avec une mineure de 17 ans, que sa femme l'a d'abord quitté quand il lui a tout avoué, qu'il a essayé d'étrangler la jeune fille quand elle a voulu lui rendre visite et qu'enfin, il a été écroué quand cette dernière, la fameuse Kenza, a porté plainte contre lui auprès du procureur de la république.
Je crois savoir que question "dignité professionnelle", on peut mieux faire qu'un repris de justice qui trompe sa femme avec une mineure avant d'essayer de l'étrangler.
Pourtant jusqu'à ce jour, aucune réaction officielle.
Tout le monde trouve cela plutôt normal, sinon valorisant qu'un médecin se prenne pour un acteur...
Pour finir, je me permets de donner mon avis sur le jeu d'acteur de Fares: Un piètre acteur est né, aucun naturel, aucune présence et aucun talent... Mais cela reste un avis personnel et peut-être subjectif.
Cependant, je trouve aberrant, vu le nombre très réduit de productions télévisuelles annuelles en Tunisie, de faire appel à des amateurs qui ne maitrisent aucunement l'art de Al Pacino, Robert De Niro, Marlon Brando, Fethi Haddoui et cie (oui j'ai fait exprès de mettre Fethi sur le même piédestal que ces dinosaures parce que cet acteur crève l'écran dans chaque passage)
سامحوني ساعات كي الواحد يحس بالعجب والغلبة يولي يرجع للغة أجدادو...
إذن، كيما قلنا تمثيل أدوار كيما هكا تتناقض بصورة واضحة مع مجلة واجبات الطبيب أصبح أمر عادي ويمر مرور الكرام.
فعزيزي القارئ (نعرف روحي كثرت منها هاذي أما راني مغروم بيها)، نحب نعلم الناس الكل والحاضر يوصل للغايب انني قررت من اللحظة هذه باش نولي مزاودي نخدم العروسات، ونطيب في الطهورات، ونمثل روايات، ونكور مع الهمهاما، ونخدم ملتقط كرات كي يبدا الفيزيك غايب، ونعمل ضربات حجام إذا كان فما رؤوس يتامى يعرضوني في الطريق باش نستصين في المهنة... وكان بقالي وقت أهوكة نمشي نعمل طلة عل السبيطار نداوي ما تيسر من المرضى...
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Si je n’étais pas musulman, j’aurais été islamophobe…
Je hais les mouvements de foule, ces prises de position collectives, ces indignations à la pelle en des termes crus et incroyablement violents loin de tout discernement, loin de toute analyse objective ou de remise en question.
Une situation qui a empiré avec l’avènement de facebook, le réseau social qui donne une tribune à tout le monde, même ceux qui auraient mieux fait de la fermer.
Le dernier exemple en date ne déroge pas à la règle. Il s’agit d’une vidéo qui montre un pasteur américain qui appelle à brûler le coran en hommage aux victimes du onze septembre.
Bien sûr, moi aussi, je condamne fermement de tels discours aveuglément haineux et absolument terrifiants d’intolérance et de provocation vis-à-vis d’une communauté musulmane aux USA qui se sent déjà pointée du doigt et menacée dans sa liberté de culte…
Cela va absolument sans dire…
Mais, arrêtons nous un instant sur les raisons profondes qui ont mené la Suisse à interdire les minarets sur son territoire, la France à interdire le port de burqah et bien avant le port du voile au travail et dans les écoles comme étant un signe ostentatoire dans une république menacée dans ses valeurs les plus sacrées à savoir la laïcité.
Des sondages un peu partout dans le monde révèlent que la religion que l’on craint particulièrement, c’est l’Islam, que la religion qu’on croit être la plus violente, c’est l’Islam.
L’américain Time a publié des chiffres effrayants d’ailleurs sur ce qu’il a appelé clairement Islamophobie.
Aujourd’hui, je ne sortirais pas dans la rue pour crier ma rancune vis-à-vis des Etats-Unis s’ils laissent ce crétin brûler le Coran. (Mais c’est pour une autre raison, cf. Liberté de manifester…)
Aujourd’hui, demandons-nous pourquoi le monde a si peur de nous ? Pourquoi notre culture passe-t-elle si mal ? Pourquoi l’Islam plus que les autres ?
Bien sûr, il y a la séduisante théorie du complot, selon laquelle les médias détournent des informations pour dépeindre une religion agressive, anachronique, bête et inapplicable sous l'influence d'organisations secrètes et internationales qui vise à nous salir...
Je veux bien adhérer à cette alternative, mais quand vous voyez que ce sont des musulmans et au nom de l’islam qui décapitent les criminels et coupent les mains des voleurs sur la place publique en Arabie Saoudite.
Quand une femme est exécutée en plein stade bondé de monde en Afghanistan sous le régime Taliban.
Quand, en Iran, pays démocratique, une femme sera lapidée à mort rien que parce qu’elle est accusée d’adultère…
Quand pour des caricatures du prophète des millions de personnes sont sorties dans la rue proférant des discours belliqueux à l’encontre de l’occident et brûlants des reproductions en carton des visages de grands leaders occidentaux alors que Moïse et Jésus ont toujours été caricaturés sans qu’il n’y ait de réaction aussi violente.
Quand on sait qu’Oussama Ben Laden et ses disciples sévissent sous l’étendard vert de l’islam, qu’ils assassinent, cultivent le pavot, kidnappent les touristes avec une préférence pour les humanitaires et les égorgent puis envoient les séquences à la chaîne Al-Jazeera qui ne se prive pas de les diffuser…
Quand à Hyde Park, des réfugiés islamistes dont plus aucun pays ne veut entendre parler à part la Grande-Bretagne, se mettent à appeler ouvertement au Djihad contre l’occident et notamment leur pays hôte et à le saccager et qu’ils sont acclamés par une foule conquise…
Quand au nom de la liberté d’expression, l’Angleterre les laisse dire ce qu'ils veulent…
Quand les manifs qui sortent dans le monde musulman sont toujours violentes avec des slogans dignes de cris de guerre...
C’est nous qui donnons finalement matière à ces médias probablement malintentionnés pour manipuler les peuples occidentaux et créer un malaise profond vis-à-vis d’une religion qui prône en réalité paix, amour et fraternité plus qu’autre chose.
Le vrai problème des musulmans, n’est ainsi pas l’islamophobie en elle-même qui n’est qu’un épiphénomène à ce manque ou défaut de communication.
L’exemple le plus frappant est celui du mouvement de résistance islamique le HAMAS.
Au lieu de jouer le jeu, et d’être pragmatique pour amadouer les médias internationaux et user d’un langage enjoué et plaisant peu importe si c’est un double discours, les leaders de ce mouvement préfèrent fanfaronner pour à chaque fois causer de nouvelles pertes au peuple qu’ils gouvernent avec en prime un classement en tant qu’organisation terroriste.
Ils pouvaient très bien faire comme Israël et jouer l’infatigable carte de la victimisation, mais non ! Ils préfèrent passer pour des héros pour les gazaouis quitte à être considérés comme des enragés de par le reste du monde…
Soyons réalistes, si aujourd’hui ce pasteur appelle à brûler le coran et si cette religion n’inspire que la peur, c’est plus à cause de nous, musulmans modérés qui laissons faire ces extrémistes attardés…
Triste constat certes, mais là au moins, on connaît mieux le mal qu’il faudra combattre.
Il faut absolument faire de l’Islam une religion plus « in ».
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