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lundi 27 décembre 2010

Ammar 404 me rend visite !




Après trois longues années d'interminable attente.
Après des jours et des nuits passés à être un bon citoyen.
Après des inspirations, des transpirations et des idées recherchées.
Après avoir fait de ma citoyenneté une priorité absolue.
Après que tous les blogs et sites d'information qui se valent aient reçu le prix Nobel tunisien de la censure, véritable gage de qualité et de pertinence...

Ammar 404 me rend enfin visite... Même si ce n'est que pour les deux derniers articles qui parlent de Bouzid.
Apparemment, parler de cette région est devenu prohibé dans ce bled. Sauf si c'est pour dire que des centaines de projets ont été lancé ces derniers jours.

De toute manière, j'en suis ému. J'en suis content. J'en suis fier !

Enfin !
Notre censeur national, m'a accepté dans le cercle très fermé des bouches qu'on rêverait de recoudre parce que leurs paroles dérangent.
Je remercie du fond du coeur Ammar 404  d'avoir pensé à moi. D'autant plus, qu'il est actuellement en train de creuser sa propre tombe et que dans pas longtemps, il n'aurait peut-être plus l'occasion de jouer aux durs avec moi.

Joyeuses fêtes Bouzid. Joyeuses fêtes planète Tunisie. Ammar, je t'emmerde !

lundi 20 décembre 2010

Sidi Bou, la version officielle...











Un méchant citoyen, qui avait des milliers d'opportunités de travail et qui a choisi comme un con de vendre des clémentines à la sauvette.
Un agent de la police municipale est venu lui rappeler gentiment les règles en vigueur : "SVP changez de trottoir !"
Le petit con s'est avéré pyromane ! Il a vite sorti un briquet tout droit arrivé de Chine (par le biais de l'économie souterraine qui ronge notre PIB) et a tenté de s'immoler...
Le charmant agent municipal a assuré de sitôt les premiers secours et a appelé en urgence une équipe de soins qui l'a transporté de suite à l'Hôpital de Ben Arous où il a reçu un accueil "chaleureux" et a bénéficié des meilleures conditions.

Des renégats qui se font passer pour des d'opposants ont sauté sur l'occasion pour dénigrer le régime en place qui fait tout son possible pour rendre la vie agréable dans ce patelin de la Tunisie dont l'économie est fondée sur le secteur agricole. (lait wa mochta99atou surtout)
Ils diffusent des images trafiquées qui laissent apparaître des échauffourées voire des rixes entre forces de l'ordre et population ce qui n'est que pure calomnie.

En réalité, dans le cadre du développement de ces régions éloignées de la capitale et celui du développement du tourisme intérieur, nous avons décidé de lancer le programme culturel intitulé: "Paintball à Sidi Bou" !

L'animation dans les rues de la ville est garantie par des fonctionnaires de l'état qui suent sang et eau pour offrir le plus beau des spectacles à ces populations que l'ennui assassinait tout les jours.

Les parties de paintball opposent deux équipes nombreuses. L'une d'entre elles porte des tenues noires, les autres ont une liberté vestimentaire totale. (Sauf la tenue de l'Espérance de Tunis est bannie pour cause de match l'opposant au CSHL la prochaine journée)

A la fin de la partie, les deux équipes, dans le cadre du fair-play, seront amenés à se voir et à s'embrasser dans des édifices où les hommes en noir se sentent comme chez eux.
Les hommes en noir auront même l'amabilité d'inviter leurs hôtes à dormir chez eux, logés et nourris aux frais de la princesse !
Cerise sur le gâteau, les invités auront même droit à des séances de massage assurées par des hommes en noir, moustachus ventrus mais super gentils !

Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants...



[Réveille-toi Lakhdhar...]

بلادي قمة في الإغتراب وغرغر يا غراب...




Sidi Bouzid s'embrase pour faire comme Mohammed Bouazizi. (Individu tunisien hautement digne et inflammable désespéré, exaspéré et nullement apeuré)
C'est bien connu le feu se propage rapidement dans les régions où la flore est épanouie.
La police réplique.
Et puis, on ne sait plus rien.
Les médias étrangers en parlent.
Les médias locaux esquivent, se taisent et traitent encore de la réponse du ministre des affaires religieuses quant à la pollution sonore de l'appel à la prière.
On s'en fout royalement.
On veut des Fahem Boukaddous partout sauf dans la cellule comme celle dans laquelle il gît.
On veut des Hommes dans les médias. On veut être pris pour des Hommes.
On veut être pris pour un peuple et non pour un troupeau.
Le summum de l'aliénation est d'apprendre les nouvelles de ton propre pays, de ton propre gouvernorat et parfois même de ton propre quartier par le biais de journaux russes, français ou anglais.

Des fois, je me demande si les gens qui se croient permis de diriger notre destinée avec un paternalisme stalinien, ont encore à l'esprit que nous avons des droits, que nous sommes des êtres vivants capables de discerner et qu'à trop insulter notre intelligence, elle finit par imploser pour faire naître des ondes négatives qui seront délétères au pays entier.


Je ne peux pas me targuer de boycotter tous les médias tunisiens à l'occasion de cette nouvelle mascarade, vu que c'est déjà le cas depuis quelque temps.
Hommage à Sofiene Chourabi, au passage, qui fait un excellent boulot à ses risques et périls.

Ce soir, j'ai mal à mon Sidi Bouzid, comme j'ai eu mal à mon bassin minier et à mon Ben Guerdane, il n'y a pas si longtemps.
Ce soir j'ai mal à mon pays. Une contrée dans laquelle, les diplômes et les êtres humains ne font plus le poids face à la répression et aux abus qui sont monnaie courante.

Dernière chose, qu'on arrête de poursuivre ces infortunés. Si l'économie souterraine, si nocive soit-elle aux chiffres que l'on présente fièrement dans les classements, est en plein essor c'est que le gouvernement n'arrive pas à fournir un travail à une jeunesse qualifiée et diplômée.
Un maîtrisard en informatique ne vend pas des clémentines pour le plaisir, messieurs les jurés !

lundi 29 novembre 2010

Ammar 404, un américain qui squatte chez nous...




Mon pays, la douce Tunisie, lieu de rencontre d'une multitude de civilisations et terre de tolérance depuis des millénaires.
Mon pays que j'aime tant, celui qui m'a vu naître et qui me verra probablement mourir un jour, sinon d'ennui, de l'avoir trop aimé.
Ce pays où il fait bon vivre. Ce pays où il fait bon être pauvre. Ce pays où la critique est blasphématoire. Ce pays où l'on te scotche les lèvres pour peu que tu aies le culot de les décoller. 
Ce pays où l'on mange à sa faim. Ce pays où le chercheur de vérité reste sur sa faim. Ce pays où le rêve, aussitôt rêvé, touche à sa fin. Rattrapé par une réalité glaciale et une dimension où il est puéril d'espérer.

Mon pays souffre de ce genre de spécimens prêts à tout et même au pire pour défendre aveuglément des responsables pourris qui musellent, fichent, épient et traquent un peuple en mal de liberté, en mal de faire exploser ses inégalables capacités et d'assouvir son insatiable soif d'exister...

Si on suit le raisonnement fabuleux (ou si on veut, ses fabulations), il suffit qu'un responsable rote aux states, pour que tout le net tunisien soit censuré.
Dés que Obama se mouche, on censure le site de journaux de renommée mondiale, youtube, dailymotion, flickr et plein d'autres... 
"Le seul pays qui a le pouvoir de censurer le net en Tunisie, ce sont les USA. C'est le réseau des réseaux !" 
Si ce n'est pas de la merde, cela y ressemble fortement. 

On trouve le moyen d'inviter ce genre de fabulateurs sur les rares talk-shows disponibles chez nous. 
Il ne me reste plus que de roter à mon tour, pour que, par l'effet papillon, des sites pornographiques se trouvent censurés à Hong-Kong au grand dam des chinois... 
En espérant, qu'un jour, on ne nous prenne plus pour des cons ou qu'on nous considère comme de pauvres petits morveux de cons éveillés. Ne demandons pas l'impossible, non plus...

Ne parlons même pas des révélations de Wikileaks... Contentons-nous de sourire de nos malheurs en sirotant une merde au gout de poire, puisque c'est la saison...

mercredi 6 octobre 2010

Qui défend les droits du peuple tunisien ?

Cela fait quelques jours que je ne dors plus.
La cause ?
Les images poignantes du public espérantiste victime d'une sauvagerie sans précédent de la part des forces de l'ordre égyptiens qui ont visiblement très mal pris qu'une dizaine de personnes allument des feux de Bengale dans les gradins du stade du Caire.

Quand ils subissaient l'impensable barbarie des policiers, le public, ne sachant plus à quel saint se vouer, se mit à entonner notre hymne national:
"Houmet al hima ya houmet al hima
halommou halommou li majd ezzaman,
Lakad sarakhat fi ouroukina eddima,
namoutou namoutou w yahia al watane"
à traduire:
"Ô défenseurs de la Nation, allons à la rencontre de la gloire !
« Mourons s'il le faut pour que vive la patrie ! »
Clame le sang qui coule dans nos veines."

Avant de conclure avec les deux vers de Aboulkacem Chebbi que je ne saurais citer sous peine de ne plus pouvoir continuer mon récit.

D'ailleurs, je suis malade de ce que j'ai vu. Je suis troublé, attristé, peiné, outré, révolté...
Couverts du drapeau national tunisien, ces jeunes instruits pour la plupart se sont trouvés face à face avec un bourreau qui leur a adressé sans se poser de questions des coups de matraque meurtriers...
J'en perds la suite de mes idées, ma logique, mon sang froid, ma raison... Je ne suis plus.

La police égyptienne mondialement et tristement connue pour ces nombreux cas de transgression des droits de l'homme les plus élémentaires, s'en est prise à mon peuple.
Or, je suis mon peuple.
Qu'ils soient ivrognes, pieux ou agnostiques. Riches, pauvres ou faisant partie de la classe moyenne. Je représente mon peuple totalement et complètement.
Et mon peuple me représente à chaque fois qu'il quitte le territoire ou qu'il se mesure à des étrangers quelque soit la compétition ou la discipline.
Quand Mohamed, Larbi, Sadok et les autres se sont pris des coups de matraque, je les ai ressenti ici, chez moi, dormant bien au chaud dans mon lit douillet.
J'en garde encore des stigmates indélébiles.
Je n'en pleure pas, parce que je ne sais plus pleurer, même si l'envie est tellement forte...

Après avoir craint pour leurs vies et avoir été arrêtés pour beaucoup, marqué au fer rouge pour les autres et à la matraque et aux poings parfois, ces gens là s'en sont pris plein la gueule de la part des médias égyptiens.
Ils ont été trainés dans la boue par nos amis de "Omm eddonya" avant d'être désavoués par les leurs.
Le Bureau directeur de l'espérance et le bureau fédéral de football tunisien présente ses excuses au nom du peuple tunisien pour ce hooliganisme de cette "frange égarée"...

Pourtant, sur les images, cette frange n'a été égarée que par la férocité de la police égyptienne.

Ne s'en est suivi aucun témoignage de sympathie, aucune défense acharnée et aucune intervention de l'ambassade qui vaille la peine d'être citée.

la "frange égarée" est écrouée au Caire et Dieu seul sait comment ils sont traités par ces bêtes féroces inhumaines. Mais, suis-je le seul à m'en inquiéter ?
Ils encourent jusqu'à cinq ans de prison, suis-je le seul con à en perdre le sommeil ?
Ils sont coupables d'avoir allumé des feux de Bengale ? De s'être défendu quand les policiers égyptiens les ont dévoré sans vergogne ?
Cinq ans ? putain... J'en perds les pédales...
Même pas la possibilité d'être rapatriés pour l'instant ?
Suis-je le seul à y voir une intolérable injustice à l'encontre de onze de nos ressortissants ?

Qui est là pour nous défendre ?
Nous sommes citoyens d'un beau pays nommé Tunisie.
Nous payons les impôts et nous suons sang et eau pour que des responsables ventrus, moustachus et écœurants de suffisance en venant se la péter dans le JT à propos de classements bidons où l'on est premier dans le monde arabe et le continent africain dans la qualité de "survie" notamment.
Nous subissons chaque année des accidents de transports en commun qui tuent plus que ne le fait le SIDA.
Aucun responsable n'est désigné. Aucun coupable n'est reconnu.
Pourtant, nous nous taisons, en attendant sagement que des problèmes techniques ou des freins défaillants viennent mettre un terme impunément à notre minable existence.

Cependant, quand nous sortons en dehors de nos frontières, Nulle aide, nulle reconnaissance, nulle solidarité et nulle pitié.
Pourtant, c'est notre droit d'être protégés et de voir nos intérêts défendus par l'état où que nous allions. Nous ne demandons pas la lune.
Juste un peu de décence et de dignité.

Touche un cheveu à un marocain ou à un algérien en Tunisie ou partout ailleurs et leur ambassade et leur consulat monteront aussitôt au créneau pour te corriger sévèrement.
Quant à nos ambassades et nos consulats, ils sont atones et léthargiques quand il s'agit de nous secourir.

Nous sommes tunisiens, nous en bavons pour avoir un simple VISA touristique pour le présumé "paradis" schengen, nous n'avons pas de presse digne de ce nom, nous n'avons pas de vie politique épanouïe ni de débats qui mériteraient d'être suivis et pourtant nous restons dans notre pays, nous militons pour lui permettre de gravir doucement mais surement les échelons du développement.
Alors, faites votre travail convenablement. Ce n'est pas une faveur que je demande, mais votre devoir de nous défendre que j'exige...

Pour cloturer en beauté, je cède finalement la parole à Aboulkacem Chebbi, le plus grand poète tunisien:

"Lorsqu'un peuple veut la vie, force est au destin de répondre
Aux ténèbres de se dissiper et aux chaînes de se rompre !"

dimanche 26 septembre 2010

Le(s deux) petit(s) train(s) train(s) de la vie à Bir el Bey...




Dans ce billet, je ne parlerai pas des deux trains qui se sont suivis ni du deuxième qui s'est naturellement mis à l’infinitif.
La faute n'est pas à une défaillance, ni aux pluies diluviennes... La faute à Bescherelle.

Dans ce billet, je ne parlerai pas des médias qui se sont foutu de la gueule du peuple ni du peuple qui ne s'en est même pas rendu compte, rendant par la même occasion un vibrant hommage à l'étrange odeur de pisse à toutes les victimes de la tragédie de Bir el Bey.
Parce que tout va toujours bien. Même (et peut-être surtout) quand ça va mal.

Dans ce billet, je ne parlerai pas de ces passagers qui ont frôlé la mort pour atterrir dans le JT de 20h de TV7 arborant un splendide sourire reconnaissant et louant les efforts fournis pour les sortir de là. D'aucun n'a pensé à leur crier que l'on réclame en tant que beau peuple d'un beau pays que les responsables soient jugés pour que de tels incidents ne se reproduisent plus.
Les transports en commun tuent en Tunisie chaque année plus que ne le fait le SIDA.

Dans ce billet, je ne parlerai pas de BendirMan, un artiste engagé, un jeune bourré de talents qui n'a pas le droit de se produire sur des scènes décentes rien que parce qu'il tient un discours inférieur à 99.99% langue de bois.
12% de langue de bois étant un pourcentage trop bas pour un pays où les responsables semblent être plus imprégnés par Pinocchio que par Voltaire. Dans une contrée, où l'on manque cruellement de cellules de Leydig et de Sertoli (Cf. testicules)


Dans ce billet, je ne parlerai pas des erreurs d'arbitrage du match qui a opposé le CSHL à la JSK. Peut-être parce qu'il n'y en a pas eu. Ou pire parce que les autres ne veulent pas. (Hein ? qui sont les autres ? Mais ferme ta gueule !)


Dans ce billet, je vais me contenter de sourire avec hébètement, de fermer les yeux en m'allongeant sur un lit jadis douillet et rêvant aujourd'hui de prendre congé. 
Pourvu que je m'assoupisse pour rêver d'un monde meilleur et advienne que pourra...

dimanche 5 septembre 2010

Issam Jomâa, le bouc émissaire idéal...




Tout d'abord, intéressons-nous à ce match rocambolesque qui a opposé la Tunisie à la modeste équipe du Malawi.
Dés que l'arbitre a donné le coup d'envoi, j'ai tout de suite senti que l'équipe en face pouvait très bien créer la surprise, d'une part vu la fébrilité et la lenteur exemplaire dans le replacement de notre défense (d'autant plus que nous jouions l'attaque placée. On attaquait en nombre. On laissait de ce fait des espaces pour l'adversaire) D'autre part, l'adversaire du jour base tout son jeu sur les contre-attaques et arrive à monter rapidement vers le camp de Kasraoui.

Cependant, c'était un match largement à notre portée si ce n'étaient les ratages incroyables qui se sont suivis tout au long des 90 minutes.

Revenons maintenant au cas Issam Jomâa.
C'est le deuxième meilleur buteur de notre équipe nationale de tous les temps et le premier encore en exercice.
Il lui est arrivé de sauver l'équipe par des buts inespérés à des moments cruciaux dans des déplacements difficiles. Pourtant, il n'a jamais bénéficié de la sympathie du public.

Je ne vais pas vous dire que ce joueur est exceptionnel. 
Je ne vais pas vous dire qu'il est exempt de tout reproche.
Mais ce que je trouve inadmissible c'est qu'un joueur de l'équipe nationale soit pris à partie par le public (qui a en partie accédé au stade gratuitement d'ailleurs) qui l'a sifflé de bout en bout même après avoir réussi le doublé.

C'est révoltant. C'est désolant. C'est inacceptable.
Le meilleur élément d'une équipe à la dérive qui sert de bouc émissaire à un public qui s'ennuie et qui n'a de ce fait rien de mieux à faire  que de démolir toute ébauche de beau jeu.

Je sais que Issam Jomâa est antipathique. Il a une gueule antipathique. Il ne sait pas s'exprimer sans placer un 'ma3net'ha" toutes les deux secondes. Il fait des déclarations dont il pourrait et il aurait du se passer. Il passe parfois à coté de ses matchs (le match du Cameroun à la dernière édition de la CAN, par exemple) et quand il est en méforme, on a tout juste envie de l'expédier sur Mars...
Mais le fait est là, ce joueur est le meilleur attaquant tunisien actuel et peut-être même des cinq dernières années.
Le pire dans toute cette histoire, c'est que cette masse qui siffle un joueur de sa propre équipe, originaire de son propre pays, héritier de sa propre culture et qu'ils sont, à la base, venus encourager, n'est en fait influencée que par les sketchs de Wassim Herissi Alias Seyes khouk qui a su au fil de ses blagues souvent drôles, convaincre le public que ce joueur est un moins que rien, le dépeignant dans le portrait du parfait antihéros...

C'est à dire que dans notre beau pays, Wassim Herissi, jeune humoriste de talent arrive avec une facilité déconcertante à faire d'un personnage ce qu'il veut parce que ses auditeurs, influençables qu'ils sont, n'ont pas assez de neurones pour faire la différence entre sketchs et vraie vie.

L'opinion publique tunisienne s'est récemment radicalisée, trouvant dans le réseau social facebook un espace inespéré pour exposer "librement" sa haine farouche, ses complexes, son ignorance et sa volonté de se mobiliser pour une cause... Peu importe s'il s'agit d'un faux  problème, d'un bouc émissaire ou de faux ennemis... L'important c'est d'être tous d'accord, de siffler en chœur et que le peuple l'emporte enfin. Mais si la bataille est fictive, les victimes, quant à elles sont bien réelles... 

mardi 17 août 2010

شعبنا كي قنديل باب منارة ما يضوي كان على البراني



يا بوك يسمعوا بفلسطين، بالشاشان، بالباكستان، بأمريكا، بفيضان في فينيزويلا، بواحد عندو الجاير في البرازيل، براجل عندو الغاز في مصارنو في بوركينا فاسو (وطني الثاني)، بجفاف في السويد تي صدقني حت باريس هيلتون (الهيلتون إلي وراء ستاد الزويتن) تسرقلها كلبها في حي الملاسين...
 الكلها تولي تساند وتتضامن وتذرف دمعاً وتسكب شمعاً (دايور، ما فهمتهاش هاذي يسكب شمعاً أما برا بركة) وتلعن العدو المغتصب الظالم...
الكلها تولي ثوريين، وكان جاء الأمر بيدها تو تشوف آش تعمل. وكلها تفهم في السياسة. تي كلها يطيش عليها النوم وكان تلقى تفجر روحها في تواليت دار الجيران إحتجاجاً...
وكلها تلوج باش تتظاهر في شارع الحبيب بورقيبة هازين لافتات فيهم برشة أغلاط بالفرنسية... ويعديوهم في الجزيرة. وثلاثة أرباع المتظاهرين عندهم شلاغم ومرايات شمس...
وكلها تندد، وساعات مش تنديد عادي وإنما تنديد شديد هاكلي تنديد يخوف برشة متاع وحوش مش متاع بشر. وفما حتى جماعة، يحكيو عليهم، أنا ما ريتهمش بعيني، أما واحد صاحبي يحلف ويتكتف إلي رأى شكون يندى له الجبين جملة واحدة... ممكن تطلع صحيحة الحكاية خاطر في زماننا هذا ما عادش تستغرب...

وما إن يكون الأمر يتعلق بأولاد بلادك... 
آآاه... لا وقتها تولي ما في بالكش... وما قالك حد و آش مدخلك... وأخطانا الحيوط عندها وذنين...
وآش مجبدنا في هالمعامع...
ولاهي تلعب في طرح رامي في قهوة تسعة أفريل... 
وتغمز بعينيك...
وخاصةً خاصةً الجبين متاعك ما ينداش... الجبين متاعك شايح. 
تعرفش علاش ؟ خاطر الجبين متاعك مقبل للقاع.
وبظاهرة كيميوفيزيائة فريدة من نوعها تلقى جبينك شايح كي تبدى الحكاية في بلادك. وكي تبدى الحكاية بعيدة تهز رأسك تضربو الشمس يندي...
فهمتا كيفاش...

الحاسيلو كم أنت كبير يا شعب الخضراء مثلك مثل  قنديل باب منارة، ما تضوي كان على البراني... وبقلة ليها إذا ولد عمك يدهدس في الظلام ما دامك قاعد قعدة مزيانة، وفي طرح الرامي مازلت ما قوستش...

lundi 16 août 2010

يا شهيلي الحرية، حرقتلنا أحلامنا



الأيامات معديها والحمدلله راقد صباحاً مساءً، ما نقوم كان كي تبدى الظروف مش ملائمة. عامل كيف. عايش حسب الريتم إلي قلتلي عليه الدقازة. (بون ما فهمتش علاش نحكيلهم فيها الحكاية والحال أنو مش موضوعنا والأرجح نكون ناوي نغزل إلي يخدم على روحو، والله أعلم)
المهم، يا سيدي بن سيدي أنا فقت من النوم ليوم وتهب عليا زنس نسمة متاع حرية، صرفقتني، رهوجتني، دوختني... ما فهمت شي !!
عشرات المواقع العالمية والمدونات التونسية المحجوبة (مشتقة من المدافع السابق للترجي محمد علي المحجوبي) تتحل فرد مرة. 
مواقع مسنسرة عندها سنين الله وليوم الكل تحلت فرد ضربة. الحقيقة من الأول، بهمت صحيح أما جدت عليا...
لأول مرة منذ مدة ليست بالهينة، حسيت بالحرية، نحل فالموقع تلو الآخر، وكان جيت نعرف نزغرد راني حربتها. 
يا وخياني ما أحلاها الأنترنات. جبري وفي باريز... فرحان، نغني...
ما عندك حتى فكرة... يا ولدي مثبت احنا في تونس ؟ راهو عمار أقوى من الوزراء، الحاجة إلي تتسكر يقراو عليها الفاتحة...
لا ! تي شبيك هكا عاقدها ومقينها... تي مو سبق الخير ! 
أكهاو تونس ولات تشجع على الإبداع وقررت في الآخر باش تحرر الأنترنات المحتلة.

عينيا زغللو بالدموع. 
والله عرفتهم يفدلكو مع الشعب. الكلنا نحبو بعضنا. الكلنا خوات. عملوا هكة تفصيصة، يتبولدو علينا وكان ناوين باش يرجعولنا حقوقنا في أقرب وقت. 
أيا قوم بوس خوك عمار عاد.

الفازة فاش وليت عندي مدة نحب نهج من ها البر نحو بلاد الكحلان بوركينا فاسو. ما نخبيش عليكم بلاد سمباتيك تستهويني بصفة خاصة. عبادها ناس ملاح. بلاد متخلفة وماهيش تكذب على روحها. 
ناس أميين ومقتنعين بحدودهم. الحاسيلو تيران (بطحاء) هايلة متاع إنسان يمشي ياخو كلمة ويعطي كلمة ينشر الأفكار المزيانة من الأساس. 

آكاهاو عاد، وليت قلت والله بلادي، كي تجي تشوف، ما عدى شوية بلادة وشوية بهامة على شوية مطالبات بسحب الجنسية وبمقاطعة مسلسلات، مش خايبة.
بلادي الخضراء كيف السلاطة المشوية، بلادي إلي فيها أهلي واماليا (ملا سجع، يخليهملي ما أقواني). بلادي الحنينة. آش مهزني نتغرب في بلاد الناس عقاب عمري...
إلخ إلخ متاع إنسان كان مدمر من الوضع وكبش في أول ضلفة هندي باش يقول أرضي خصبة ...
المشكلة فاش إلي يكبش فالهندي لازمو يستحمل الشوك.
الشوك طلع متمثل في أنها نسمة الحرية متاع وذني ليست إلا شهيلي يحرق الوجه، يطيب وما ياكلش. 
عمار عملها فينا المواقع إلي تحلت الكل مع بعضها رجعت سكرت الواحدة تلو الأخرى، وأنا نتغبن ونقول سامحني يا بوركينا فاسو شكيت فيك...

jeudi 29 juillet 2010

En marge de cet OM-PSG

L'affiche était alléchante. OM-PSG à Radés pour conquérir le trophée des champions.
Je pris la route deux heures avant et puis ce fut le bouchon du siècle. Deux heures à rouler à la première vitesse.
La route était archipleine, des vuvuzelas à perte de vue (et d'ouïe aussi).
Quand j'étais arrivé, le match avait déjà débuté.
Je n'avais pas réussi à trouver des billets du coté de l'OM pourtant j'éprouve beaucoup d'affection pour cette ville et ce club dont les habitants ont l'air forts sympathiques.
Mais tel un tiersmondiste dont les convictions politiques ne sont que le fruit du hasard, je me retrouvai assis du coté parisien, supportant Sarkozy corps et âme, moi qui le trouvait nullissime un jour avant. (et surement la journée d'après)

Pendant tout le match des supporters venus de Kabbaria, Ettadhamen, El Menzah et d'ailleurs ont tour à tour "sodomisé" Marseille puis le PSG à en croire les obscénités scandées par le public des deux équipes.
Le tunisien a une facilité déconcertante à applaudir celui qu'on lui désigne. Ce fut le cas du virage de l'Espérance qui supportait à tue-tête les parisiens sans même connaitre un seul joueur de l'effectif du club de la capitale.

A un certain moment, l'enfant du pays, Hatem Ben Arfa, fit une entrée fracassante devant 60.000 spectateurs qui l'acclamaient debout.
Il n'y avait plus de public parisien ici et de marseillais là bas...
Tout le monde n'avait d'yeux que pour notre Ben Arfa national.
C'était à vous donner la chaire de poule. Une belle revanche pour ce joueur qui avait été sifflé en France quelques années auparavant à l'occasion du match amical qui avait réuni son équipe nationale à la nôtre.
D'ailleurs, le joueur en question était hier la star incontestable de la soirée. Il était comme déchainé dés son entrée en jeu.
Il se jouait des adversaires avec une facilité à peine croyable.

Au beau milieu du match le virage de l'espérance qui était à ma droite commençait à chantonner des chansons propres à son équipe, oubliant qu'au début il avait totalement mué en spectateurs parisiens qui soutenaient farouchement les coéquipiers de Claude Makélélé.
Parmi les chansons scandées, une d'entre elles était particulièrement dégradante vis-a-vis des sahéliens qu'elle considérait, je cite "sales et impuissants".
Quatre sahéliens qui étaient assis juste là, et n'ayant pas supporté d'être insultés par la foule dans un match qui opposait deux clubs français, s'étaient insurgés contre cette injustice.
A peine croyable, le public entier s'était solidarisé d'un coup pour les attaquer à coups de bouteilles en plastiques, de gestes obscènes et de "rentre chez toi!".

Un ami d'origine sahélienne, m'avait mis en garde, une fois, sur ce danger qui guettait notre société.
Il me disait que sa communauté est haïe et que même à travers le foot on comprenait qu'il y avait une coalition à leur encontre.
Ces remarques me faisaient rire. J'ai toujours trouvé les théories du complot ridicules.
Mais là je commence à m'en inquiéter.
Les supporters dont je vous ai parlé ont du quitter le stade en catastrophe escortés par la police.
La foule ayant interprété qu'elle avait, finalement, eu gain de cause, se mettait à applaudir sa victoire méritée.
C'est tout simplement scandaleux.
Imaginez la scène... Une zone de non-droit, ou une foule d'ignares fait la pluie et le beau temps.
Me sentant outré, je me suis aussi levé de mon siège et quitté le stade sur le champ. Je ne pouvais plus rester sous peine d'être assimilé à ces cons de première qui prennent à partie quatre supporters parce qu'ils ont eu le culot de porter un maillot autre que celui du Club Africain ou de l'Espérance pour assister à un match-gala entre deux clubs qui n'en ont rien à balancer.

Nous sommes de la même ethnie, nous n'avons que très peu de minorités voire presque pas.
Nous sommes un pays tout petit géographiquement.
Pourtant on trouve le moyen de se haïr...
Honte à ces spectateurs irresponsables.
Je pense qu'on devrait prendre des mesures drastiques à leur encontre pour ne pas que se banalise de tels agissements dans un lieu public.
Quel exemple donnons-nous à ces jeunes enfants qui se délectent inconsciemment de ce spectacle sans comprendre la sauvagerie de la scène...
Ce problème de communautarisme n'est pas propre aux supporters de la capitale, en fait. On pourrait trouver les mêmes scènes à Sfax, Sousse et ailleurs... Ce qui rend la situation d'autant plus alarmante...
Sinon j'ai passé une soirée fort plaisante.


P.S: si je n'avais pas été invité à ce match il se peut que j'aurais refléchis à deux fois avant de faire le Don Quichotte et quitter le stade prématurément.

lundi 7 juin 2010

Petite précision pour notre Ammar national

Selon les dernières constatations la majorité des sites tunisiens censurés deviennent complètement inactifs.
En d'autres termes, Ammar est efficace.
C'est un triste constat, mais il faut reconnaitre que c'est la vérité pure et dure.
A l'aide d'un simple 404, il arrive à museler des êtres gonflés à bloc il y a tout juste un moment...

Mais de toi à moi, Ammar, toi qui est mon compatriote, j'adore te faire des confidences.
Toi qui est un être humain qui n'est peut-être pas capable d'écrire avec ma sincérité et mon franc-parler.

Saches que je ferais partie de la minorité qui ne se taira jamais au cas où tu me censurerais.
Je tiens à ma liberté comme l'on tient instinctivement à sa vie et au soleil qui éclaire nos chemins et accessoirement à l'eau minérale Sabrine parce que Fourat ça craint. (Quoique bon marché)

C'est une question d'honneur.
Tu sais, cette notion désuète, selon laquelle on ne devient homme que si l'on apprend à défendre sa dignité coute que coute, parfois même au prix de sa vie.

Essaie de censurer mon blog, tu verras que j'en lancerais aussitôt une trentaine.
Tue moi et je ressusciterais aussitôt.
Je déborde d'idées. J'ai une volonté inébranlable et je t'aurais à l'usure.
Au plaisir de ne plus voir planer ton ombre sur la toile (ni ailleurs)

dimanche 6 juin 2010

Barack Obama, grandiose prix Nobel de la paix !




Yes, we can !
Oui il y est arrivé.
Un noir à la Maison Blanche.
Le monde s’en est émerveillé. Plus qu’une belle histoire, un conte de fées.
Cependant, dans la mesure où nous attendions de lui d’être le messie, il était inéluctable d’en être déçu pour peu que l’on se rende finalement compte que ce n'était qu’un être humain.
Les lobbys ont fini par triompher. Après des mois de guerre froide entre les deux alliés historiques.
Les states ont fini par se rallier à la cause d’Israël, comme ils l’ont toujours fait.
(Ne parlons même pas du vice-président qui a rappelé le droit absolu d’Israël à assurer sa sécurité)

Après le massacre des militants humanitaires survenu en eaux internationales. Obama n’a rien trouvé de mieux que d’attendre « Les résultats d’une enquête indépendante » pour se prononcer…
De quelle enquête parles-tu, cher Ob ?
Tout est pourtant tellement clair, non ?!
Des pays comme le Vietnam, l’Afrique du Sud… n’ayant presque jamais pris position dans ce conflit se sont insurgés contre ces crimes contre l’humanité.
Même la Grande-Bretagne ne vous soutient plus l'état d'Israël dans ces délires.
Mais toi, tu penses que ce serait trop dire d’en être désolé ?
Tu me révoltes, tu sais… Parce qu’étant naïf de nature, j’ai cru en toi. Je me suis laissé prendre dans ce rêve.
Des militants pacifistes, sans défense, se sont pris des balles à bout portant, d’autres ont eu le corps criblé en pleine nuit, en haute mer, dans un bateau chargé de vivres...

Tu es indigne du prix que tu as reçu, injustement, d’ailleurs.
L’humanité pensait s’être débarrassée d’un Bush’er… Finalement peut-être pas… 

mardi 27 avril 2010

Fuck you Ammar !

Fuck Ammar qui croit nous intimider en lâchant cette horde de bêtes féroces qui mordent nos pensées et assassinent notre bon-sens.

Fuck Ammar qui nous pousse dans l'effroyable monde du proxynétisme. Etrangers dans notre propre pays. Ouvriers dans nos propres terres.
Damnés au sein de la peuplade que nous servons dignement.
J'exige la levée de la censure!
On est des gens civilisés, majeurs et vaccinés.
Pour BTB, Stupeur, Clando, Bent Ayla, Amrouch, ARTiculer et tous les autres...
Pour Dailymotion, Youtube, metacafe, vimeo et tous les autres.
Fuck you Ammar.
Tu peux toujours essayer de nous museler mais la toile est tellement vaste que tu te tueras à la tache sans y arriver.
Nous sommes le peuple tunisien, des gens qui se branlent de ton abus de pouvoir.
Au nom de tous les moyens que nous possédons pour contourner tes barrières, Fuck you Ammar.

mercredi 21 avril 2010

RIP metacafe...

Le jour viendra, où l'on ouvrira la porte pour respirer un bon coup et où l'on se retrouvera nous aussi "404 not found". Je plains ce peuple juste bon à se révolter avec toute la sauvagerie du monde dans des gradins pourris d'un stade présumé olympique.
Apparemment, Ammar essaie à tout prix de cultiver cette fibre créative enfouie au fin fond de chaque tunisien, puisque dans pas longtemps, pour regarder une vidéo sur le net, on n’aura d’autre choix que d’en filmer nous-mêmes.
Vive la liberté.
Vive la censure au service de la liberté.
Au suivant…

lundi 12 avril 2010

الكرة تلمنا وما تفرقناش



برجولية الأمور وصلت إلى درجات لا تطاق والمستوى مس القاع ومازال ناوي يحفر إذاً ما فيها بأس واحد يذكر والذكرى تنفع المؤمنين. (غير المؤمنين الله غالب عليهم)
عمري قبل ما حسيت بعنف متأصل في القلوب وبحقد كبير لدرجة أنو ما فماش في تونس ليوم أسهل من مشكلة كان توصل تعطي رأيك في الكورة. 
مثلاً تنجم تطيح تربرب في الطريق العام وإلا تسب في أمهات التونسيين كافةً، كون متهني حتى فرخ ما يجي يناقشك والكلها تأمن على كلامك.
أما يا بوك تجبد على أسامة الدراجي وتقول راهو كاريوكا وإلا تغلط وتقول الترجي عدلت مع الهمهاما بالغورة وإلا حتى تقول رئيس الترجي حلايبي، تقوم الدنيا وتقعد.
كيفاش تجرؤ سيادتك ؟ شكون جد أصلك باش تحكي على الترجي؟ تو نفعلك ! وتو نعطيك!
يا ناس، جماعة متعاشرين توا مدة سنين الله تفرقهم كلمة يا ترجي يا رشوة ويا الإفريقي كم أنت صغير.
راهي لعبة ! راهي رياضة! راهي تلم في الشعوب وتقربهم لبعضهم ومش مجعولة للتفرقة.
وين ماشين بالجهويات ؟ رانا تحب وإلا تكرهوا ولاد أم واحدة.
إلي هذا يجي يقلك نكره السواحلية والآخر كان نلقى مكشخ لاما نخشمو، فيقوا على دين والديكم.
يكسروا في الستادات وعاملينها فخرة.
بلى لعنة الله على الجبورة.
الحمدلله واحد خلقو عندو مخ وعندو مستوى ثقافي يخليه يفرق بين الدوني والباهي. 
أما غايضتني ها البلاد شادة ثنية موش هي.

يا أهل الحل والربط لازم قرارات حازمة للتصدي لتفشي ظاهرة العنف في الملاعب والكراهية بين ولاد الأم الواحدة.
كان هذا كلو من الكرة مالا بربي حلوها علينا وخلينا ندورها بلايستايشن لعل قومي يهتدون.

أقول كلامي هذا وأستغفر لي ولكم ولكل جبري عنيد.

La mascarade du siècle



Ce qui s’est passé hier au stade d’el Menzah est venu entacher à jamais l’histoire du football tunisien.
On n’a de cesse de nous narguer quant à notre incapacité à battre l’Espérance depuis plus de 25 ans et à notre présumée allégeance historique vis-à-vis du club de Beb Souika.
La réponse vous l’avez maintenant :
Il est visiblement interdit que le CSHL triomphe face aux « sang et or » et cela dépasse largement le domaine footballistique.

Revenons au match, qui en lui-même fut exemplaire de la part des protégés de Gérard Buscher.
Des gladiateurs qui ont su défendre corps et âme les couleurs de la ville mythique d’Hammam-Lif en dignes héritiers des Sleh Bey, Ali Chehimi, Chiarenza, Ali Zegouzi et autres légendes du CSHL.

Une première mi-temps pleine de joie, de rebondissements et d’abnégation qui s’est soldée par trois buts exceptionnels dont un doublé de Maatouk et un but de Saber Khelifa.

Suite à ces trois buts, l’EST semblait assommée, nous pensâmes à tort que nous tenions notre match.
C’était sans compter sur la sauvagerie du public espérantiste et sur les manigances d’un club dont nous pensions le plus grand bien.

Maher Kanzari qui opère un marquage strict sur le juge de touche, Faouzi Benzarti qui insulte tout le corps arbitral et qui fait intrusion sur la pelouse dés que ce geste impardonnable lui semble justifié.

Le public espérantiste déchainé, insatisfait de la prestation de son équipe le fait savoir à coups d’objets volants non-identifiés en direction de la police.
Les forces de l’ordre interviennent pour ramener le calme et là tout s’enchaine.

Un jeune supporter espérantiste descend sur le terrain pour déstabiliser l’adversaire avant d’être neutralisé.

Premier but espérantiste précédé d’une main indiscutable de Michael Eneramo, non signalée par un Laguem hésitant, sifflant totalement en faveur de l’EST n’ayant pas pu digérer les menaces des dirigeants espérantistes dans les vestiaires.

Puis le deuxième but vient jeter une pression énorme sur nos gladiateurs à qui on refuse même le principe de battre l’espérance.
Le sentiment d’injustice est énorme. N’avons-nous donc pas le droit d’avoir notre heure de gloire ? Notre quart d’heure au soleil quand l’adversaire se prénomme Espérance ?

Cette impression est ensuite consolidée par un fait exceptionnel dans notre championnat. On vient de couper le courant et d’éteindre les projecteurs du stade d’el Menzah.
Peut-être pour donner l’occasion à l’espérance de souffler, un temps-mort nécessaire pour achever les rêves innocents et trop candides d’une équipe hammamlifoise qui donne sans compter.
Curiosité, les commanditaires de cette opération ont oublié de stopper l’alimentation du nouveau panneau publicitaire animé.

Non ! Le stade d’el Menzah ne se trouve pas à Conakry ! Oui ! La Tunisie est un état de droit !
Mais le championnat tunisien est ainsi fait pour servir les riches et aliéner davantage les moins riches.

Le jeu reprend après un bon bout de temps.
L’espérance égalise par un but précédé d’un hors-jeu encore une fois indiscutable. Mais le juge de touche n’a pas vu ou a simplement omis de voir.

On cède parfois aux intimidations, laissant de côté ses principes et crachant sur l’honneur de ces « petites équipes »…

Pour couronner le tout, l’arbitre ajoute six minutes à l’Espérance pour qu’ils puissent enfin s’imposer.
Dommage pour eux nous résistâmes jusqu’au bout.
Parce qu’un gladiateur meurt mais ne se rend jamais.
Parce qu’un hammamlifois est une personne digne avant tout.
Tout le monde songeait un match gala qui opposait l’Espérance à son filleul le Club Sportif d’Hammam-Lif.
Mais il se trouve qu’on adore jouer aux trouble-fêtes.
Que tout le monde sache à présent qu’on n’a de religion à part le Boukornine, que les seules couleurs que nous tolérons sont le vert et le blanc et que notre seul slogan demeurera à jamais « vive le CSHL ! »


P.S: Je viens de publier cet article sur le site officiel du CSHL.

jeudi 18 mars 2010

Les délires de minuit, Abdessalem Trimèche et les bricks au thon



A minuit, en ce jeudi, naturellement veille de vendredi (lilet jem3a), des jeunes normo-constitués se gavent de vodka absolut orange et s’injectent de la bonne musique dans les veines.

Des parents ultra-conformistes dorment depuis une heure, et ont forcé leurs enfants majeurs et vaccinés à faire de même ayant l’intime conviction que demain est un autre jour.

Des médecins de garde se réunissent autour d’une théière pourrie, se servant un thé aussi pourri que le contenant et guettant les quintes de toux de ces patients plus vivants que leurs soigneurs pour une paie minable avec en prime les grondements du chef le lendemain matin.

Abdessalem Trimèche, (citoyen tunisien, vendeur de bricks à ses heures perdues et dont le suicide, ultime acte désespéré de bravoure et de refus de l’ordre établi des saisies arbitraires, a soulevé les masses, attisé les passions) git à ce moment même dans un cimetière de Monastir en ayant l’insoutenable crainte de se voir refuser le permis d’être enterré là, de voir se pointer les services municipaux pour lui saisir la pierre tombale le dévêtant de sa dignité pour la énième fois.

Des responsables municipaux monastiriens n’ont pas sommeil.
Des responsables municipaux monastiriens baillent mais ne dorment pas.
Ils damnent, insultent et pleurent cette minable invention qu’on appelle communément « conscience » qui peut dormir pendant des dizaines d’années pour revenir nous hanter tout à coup.

Des bricks au thon gisent dans un réfrigérateur Arthur Martin. A ces bricks on donne de l'importance. Ces bricks ont le droit de séjour, le droit d'exercer, le droit d'avoir des enfants, le droit à la dignité, le droit à la vie, le droit au mariage, le droit de s'exprimer, le droit de se téléporter à Haïti de constater les dégâts du dernier séisme et de revenir aussitôt dans le réfrigérateur.
Contrairement à certains êtres humains... Dont on bafoue parfois même le droit de respirer, sans se brûler les ailes, sans être enterré aux suites de funérailles grandioses mais ô combien inutiles...
Ah si seulement, les bricks pouvaient témoigner...

Un joueur de football professionnel rejoint la bande de jeunes tunisiens supposés normo-constitués aux poches trouées par le poids des sous, jetant par la fenêtre le professionnalisme, la confiance des supporters, l’hygiène de vie et toutes ces conventions ridicules auxquelles il n’adhère pas.

Une femme de ménage, digne représentante de cette masse prolétaire pleure toutes les larmes de son corps de n’avoir pas eu les moyens de fournir un Twix dont les «deux doigts coupent la faim » selon certains témoins, à un enfant dont elle a eu le malheur d’être la mère.

[…]

Pendant ce temps là, un zombie à l’apparence humaine, aux yeux profondément cernés et à la cervelle en bouillie tape machinalement sur les touches de son clavier pour remplir une page de format A4 dans l’unique but de meubler un Boukornine qu’il n’a de cesse de délaisser.
Mais cela n’a pas d’importance, au fond, Abdessalem Trimèche comprendra…
Paix à son âme…

mercredi 17 février 2010

Une idée séduisante : Nessma tv, le mal réincarné !

Une idée séduisante : Nessma tv, le mal réincarné !


Nessma subit une campagne de dénigrement sur le net sans précédent après les quelques sketchs osés voire même choquants (à mon humble avis) et certains témoignages manipulés diffusés par cette chaine satellitaire qui se veut prédicatrice d’une union maghrébine qui tarde à revivre de son perpétuel état comateux.

Les groupes sur facebook (Ce réseau social, seul moyen concret et plus ou moins fiable d’avoir une idée assez précise sur l’opinion publique maghrébine et surtout tunisienne) prennent vie et se développent à vue d’œil.
Ils disent que Nessma veut diffuser des idées contraires à la culture arabo-islamique, que cette chaine appelle ouvertement à la fornication et à la débauche
 
Ils clament que le complot sioniste qui fait tout pour entraver notre si beau parcours dans le chemin de l’éden terrestre, prend le visage séduisant mais ô combien nocif de cette « brise » financée par Murdoch, Berlusconi et tous ces fachos qui controlent toute la planète et que notre cher Maghreb intéresserait soudain !

« Nessma a des cornes…
Nessma est le bourreau de ces peuples affaiblis par une servitude vieille comme le monde.
Nessma détourne nos propos…
Nessma profère des insanités…
Nessma devrait être décapitée sur la place publique…
Pire encore, Nessma est clubiste… »

Pourquoi n’agissons-nous que dans l’unique cadre de la destruction et dans l’unique but de nuire ?
Jamais je n’ai vu de mobilisation dans le monde arabe en faveur d’une cause noble ou d’implication dans une idée constructive.
Il s’agit toujours de foutre la merde partout, de dire notre mécontentement, de BOYCOTTER !
Voilà le mot magique ! Appel au boycott !

Nous ne produisons jamais rien et nous adorons boycotter quand le poil (pubien ou des aisselles) d’un mammouth domestique se trouve touché.

J’emmerde les appels au boycott. J’emmerde la théorie du complot que nourrissent ces incultes, ces langues de putes adeptes de la diffamation et du lavage de cerveaux des masses endormies.

Le peuple d’un seul coup, se lèvera en somnambule, prendra inconsciemment la télécommande et boycottera dans un élan superbe de citoyenneté responsable et légitime. 
Il boycottera Nessma tv, le visage du diable et le tortionnaire de la vertu arabo-musulmane et maghrébine en zappant ces programmes.
Il suivra désormais le JT de 20 heures de TV7, une chaîne conforme aux règles de la bienséance, qui n’est pas financée par Murdoch ou Berlusconi (mais hélas par le pauvre contribuable tunisien). On n’y trouvera jamais de scènes de nu, parce que les censeurs sur la chaine publique tunisienne numéro un c’est comme chercher du Made In China dans les produits de Nahj Zarkoun.
Peu importe si les nervures linguistiques de ce bois beau marché nous usent et nous affolent…

Quoique le sionisme et TV7… C’est une idée fort attrayante… D’ailleurs, mon téléviseur l’a attesté bon nombre de fois : « Quand tu regardes cher Boukornine, tv7, c’est comme si j’étais occupé illégalement par une armée prête à répandre dans mes cristaux liquides le mauvais gout et le faux, j’ai presque envie d’exploser comme une bombe humaine dans une terrasse de Haïfa (Non pas Wahbi, je vous rassure) »

Depuis, j’ai éteint mon poste de télévision et j’ai repris une activité normale suivant les inestimables conseils de PPDA sur les guignols de l’info !

Je me contenterai, dans ma protestation, d’envoyer un mail joliment formulé à la direction de Nessma leur demandant de faire plus attention à ce qu’ils diffusent et de ne plus laisser leur chroniqueurs détournés les propos des gens.

Vive ce monde arabe où l’on boit du doux sang de ses frères et où l’on se traite comme de mauvaises herbes pour peu que l’on ne soit pas d’accord.

A bon entendeur !

vendredi 12 février 2010

يا سوسن يا معالج: سايسلنا ع الشعب



والله أنا نرى روحي كإنسان بايع الدنيا بلفتة، ناخذ العباد كيما هوما، ما نراش مانع في التنكيت الدائم والتفصيص المستمر في إطار توفير حياة (ليس إلا زيرو نيترات) جوها باهي وهكا يتعدى الوقت بأقل أعصاب وأقل فدة.
ما عنديش مانع في التنكيت بلغة تحت الحزام، النكت المالحة ما تقلقنيش إطلاقاً.
بصراحة، كلما نرى مسرحية وإلا في فيلم لقطة فيها جرأة، ما تظهرليش تصدم خاصةً كي تكون تابعة الفكرة العامة للسيناريو ويكون التطرق فيه برشة حس فني.

هذه كل مقدمة باش نقول من الآخر إلي أن نعتبر روحي متفتح ياسر ومانيش من النوع إلي يتلكش على الفنانين بإسم الدفاع عن الفضيلة وتحت لواء مسلمون بالضبط بدون حدود. أما برجولية سوسن معالج في منوعة ناس نسمة وقفتلي مخي في السكاتش إلي عملتو في حلقة الأسبوع الفارط كيف استضافوا منير الطرودي...
شبيها هبلت ؟ نورمال تحكي؟ "نص ميترو في كلسونو" ؟ شنوا المستوى هذا ؟ يا سوسن يا بنت معالج  !
ما نصدقش... كان أنا قاري ومتفتح ومن الجيل إلي يتفرج في التلفزة الأجنبية أكثر من العربية ونقول هكة؟
مالا شنوا يقول بربي المواطن المحافظ (وهذا من حقو ) وإلي قاعد يتفرج مع بنتو (وهذا من حقو زادة) في نسمة تي في وإلي يوصلوا هال السكاتش لبيت الصالة برداً وسلاماً...
آش يقول مسكين ؟ آش يعمل ؟
وينو إحترام المتفرجين ؟ ويني مراعاة مشاعر الناس؟ وإلا تحت شعار الحرية والإبتعاد عن الرجعية والتشدد ندخلو في قلة الحياء ؟

vendredi 22 janvier 2010

Censure, étudiants(, merde) et ma schizophrénie



Au fond de moi-même, je bouillonne de haine et de révolte face à ces injustices qui se succèdent à un rythme très soutenu.

Pourtant, au journal télévisé de notre première chaine TV septième du nom, ils n’en parlent jamais !
Ils disent que tout va bien.
Ils ne savent apparemment pas que des étudiants comme toi et moi et tellement d’autres gisent dans le froid glacial d’une cellule de 4 mètres² avec pour compagnon un sarcoptes scabiei (agent de la gale).

Ils ne savent pas que la censure fait rage que les gens meurent de faim mais aussi d’avoir été trop muselé ou de l’étouffement qu’engendre un musellement incessant.

Je veux vivre.
Je veux penser.
Je veux parler.
Je veux donner mon avis sur mon pays autant que sur le monde.

Je veux noyer mon chagrin dans de l’alcool fort.
Je veux bousiller mon foie. Mais je vis dans l’unique espoir de garder la foi.

Je suis schizophrène, je l’ai officialisé aujourd’hui, le matin vers 10h21 en souriant.
Alors qu’au fond il n’y a pas du tout lieu de sourire.
En répondant machinalement par « Hamdoullah tout vas pour le mieux » à la question sempiternelle : «hein, ça va ? »

J’ai menti. Je ne sais pas ce qui me prend.
Rien ne va en fait.
Même le blog d’Arabicca vient d’être (re)censuré…
C’est quoi cette merde ?
Laissez-nous respirer !
Ammar, vas au diable !

Tu m’empêches de m’exprimer ! Tu m’empêches d’accéder à Dailymotion, à Youtube et à tellement d’informations que j'adorais consulter.

Tu veux que je m’abrutisse pour que je puisse mieux croire aux calomnies et aux versions officielles ?
Malheureusement, Dieu ne m’a pas fait dupe.
J’ai vécu dans une ville où l’on ne peut quasiment pas être con.
Où l’on respire le sarcasme et la liberté.

Arabicca, Clando, Sofiene et tous les amis bloggueurs qui ont été censurés, empêchés de donner libre cours à leurs pensées, inquiétés et à tous ceux qu’on a tenté de détruire.

Je suis de tout cœur avec vous.

On pourrait tout nous enlever sauf notre solidarité et notre éternelle liberté de penser.