Cela fait tout juste trois ans.
En trois ans de blogging, trois ans d'émotions, trois ans d'indignations, trois ans d'exclamations, trois ans d'humour, trois ans d'amour et quelques mois de désertion...
J'ai choisi un style, celui qui me correspond le plus. J'ai préféré m'écrier au lieu de me contenter d'écrire.
Ne nous voilons pas la face. Nous sommes dans un pays où la liberté individuelle est limitée à l'expression de sa dévotion et de son entière allégeance au courant socio-politique dominant.
Les blogs sont devenus de ce fait, des espaces vitaux pour notre société. Un lieu inespéré où l'on vient s'exprimer, discuter et critiquer sous couvert d'anonymat sans nulle crainte d'être taxé "d'opposant" ou "d'élément perturbateur", un temple de la contre-culture et une sérieuse alternative au JT pourri de TV7 et à l'odeur du préfabriqué des communiqués de la TAP.
Bien sûr le blogging est à la base, une initiative personnelle qui sert avant tout à revendiquer sa différence dans une société en pleine mutation qui ne fait pas de cadeaux à ceux qui nagent à contre-courant, une sorte de journal intime tenu par un exhibitionniste qui s'y promène à poil.
J'ai vu durant cette période plein de blogs se faire censurer, plein de phrases émancipées se faire massacrer par des moins que rien.
J'ai juré de continuer de me battre jusqu'au bout quitte à laisser des plumes.
Aujourd'hui je fête les trois ans de mon Boukornine, je vous donne rendez-vous dans cinquante ans !
